Angleterre 1-2 France: Wembley est leur jardin

Publié le par Miss Lili

Toujours en phase de reconstruction, l'équipe de France est venue s'offrir une victoire de prestige sur le sol anglais. Sur le fond, ça ne peut pas faire de mal au groupe de Laurent Blanc. D'autant que, sur la forme, il y a eu des sorties moins convaincantes, y compris dans un passé très récent. Il y a longtemps que les Bleus n'avaient pas été aussi plaisants à voir, à l'image des deux buts signés Benzema, en première période, puis Valbuena en seconde. Deux buts superbes dans leur construction. Même si tout n'a pas été parfait, à l'image d'une dernière demi-heure beaucoup plus poussive, le bilan est largement positif.

Comme la dernière fois que l'équipe de France était venue à Wembley, voilà 11 ans, elle repart donc victorieuse de Londres. La comparaison s'arrête là, toutefois. L'équipe de Laurent Blanc est encore très loin de celle dirigée alors par Roger Lemerre. Mais l'Angleterre, elle, est vraiment au fond du gouffre. On n'ira donc pas jusqu'à parler de match référence, tant l'opposition a été faible. Si les Bleus méritent des louanges, celles-ci doivent en effet être tempérées par la piètre qualité de leurs hôtes du jour. Catastrophiques au plan technique (même Steven Gerrard a semblé perdu), les Anglais n'ont même pas été capables de compenser par leur hargne

20 minutes magnifiques

Mais ce n'est pas le problème des Bleus, qui ont eu leur dose dans ce domaine ces derniers mois. Au moment où elle sort la tête de l'eau, cette équipe n'a pas le temps de se lamenter sur le sort des autres. Cette victoire fait beaucoup de bien. Elle s'est dessinée en moins d'un quart d'heure. Le temps de mesurer avec quelle facilité les Bleus pouvaient développer leur jeu. Alors que Wembley a visiblement tétanisé la jeune garde de Fabio Capello, elle a inspiré les partenaires d'Hugo Lloris, nommé capitaine pour la première fois. Il y a tout de suite eu de l'allant et de l'envie dans le jeu français. L'envie de prendre du plaisir, c'est la certitude d'en donner. A ce titre, les 20 premières minutes de ce match sont probablement les plus abouties collectivement de l'ère Laurent Blanc. Avec en point d'orgue le but de Karim Benzema, après un superbe une-deux avec Florent Malouda (16e).

Pendant une heure, il n'y a pas eu de match. Les Français n'ont certes pas bénéficié de 50 occasions de but, mais ils ont donné l'impression de pouvoir accélérer quand bon leur semblait pour mettre en difficulté leur adversaire, qui a passé son temps à courir après le ballon. Sans doute un des effets de l'association de Nasri et Gourcuff au milieu. A vrai dire, quand Mathieu Valbuena a conclu un mouvement qu'il avait initié lui-même en reprenant de volée un centre de Bacary Sagna pour doubler la mise (55e), les Anglais ont dû se demander si la défaite n'allait pas virer au naufrage.

Heureusement pour eux, le, patient français est encore convalescent. A 2-0, les Bleus ont nettement baissé de pied. Les joueurs de Capello ont commencé à presser un peu plus fort, et un peu plus haut. Juste assez pour faire apparaitre la fragilité des certitudes tricolores. Le but de Peter Crouch (86e, quelques secondes après son entrée) a récompensé le bon quart d'heure de l'Angleterre, dynamisée par l'entrée d'Adam Johnson. Un petit vent de panique a alors soufflé devant le but de Lloris, mais l'égalisation n'est pas venue. Elle n'aurait pas été méritée. Pour sortir la boite à superlatifs, on attendra donc. Mais à chaque match suffit sa joie. Il n'y a aucune raison pour les Bleus de bouder celle-là.

 

Source: Eurosport

Publié dans News => France

Commenter cet article